
Le premier courrier :



Le premier courrier :

Cette année, chaque classe s’est vu attribuer dans la cour de récréation un jardinet puis, au mois d’octobre un nain de jardin est venu s’installer dans chacun des groupes. Chez Blanche, il s’appelle Galopin. A son arrivé il a demandé aux enfants d’arracher les mauvaises herbes… Bref, le nain est plein d’idée en matière de jardinage et il semblerait qu’il ait, pour rester, certaines exigences… Les enfants découvrent ainsi, au fil des saisons, les 4 éléments nécessaires à la vie d’une plante : la terre, l’air, la lumière et l’eau…
La fin d’année étant propice aux bourrasques, c’est le vent qui fut à l’honneur quand Noël arriva… Les jardins ont alors été décorés de papiers, de moulins à vent, de feuilles translucides… Couleurs acidulés et rubans dansèrent au rythme du vent…

Un matin de décembre nous avons été émerveillés en franchissant les portes de l’école maternelle… Du sol au plafond les décorations réalisés par les enfants se tenaient là. Les mobiles (parapluies désossés) auxquels se suspendaient boules en papier et flocons de coton nous imposaient de se courber pour accéder aux salles de classe, une entrée de jolies idées…

Un long trajet en voiture sans chauffage, accompagné de minettes qui chantaient à tue-tête, et nous voilà arrivés au village Playmobil…



Le 3 décembre, Blanche a pu ouvrir les premières boîtes de son calendrier de l’avant « Princesses Playmobil », cette année nous avions pris un peu de retard dans la frabication du calendrier… Ce fut le démarrage officiel du long décompte qui précède le jour de Noël…
Pendant ces 3 semaines, nous avons bien sûr feuilleté les catalogues de jouets. Je me suis alors rapidement aperçue que cette activité nécessitait un accompagnement. En effet, arrivée aux pages roses, Blanche semblait tout vouloir retrouver au pied du sapin. Bref, nous avons fini par établir une liste qui -mais c’est un secret- n’atteignit jamais la boîte aux lettres…
Cette tendre période, d’harmonie et de paix, donnant aux fêtes de fin d’année un parfum si savoureux servit tout le mois de décembre l’autorité parentale… Nous parlions donc souvent du père Noël :
« Tu devrais manger correctement, Blanche, finir ton assiette comme une grande…
Blanche range tes tétines.. »
Chaque principe éducatif énoncé se ponctuait d’un :
« Tu sais le père Noël va croire que tu es un bébé, il va te ramener des jouets de bébé… »
La présence quotidienne du Père-Noël dans notre vie de famille se faisait déjà nettement ressentir lorsque décorations et sapin vinrent habiter notre intérieur.
Blanche se précipita pour accrocher les premières boules de notre roi des forêt.
Bon, assez vite elle s’empara de ses tétines, me disant :
« Il est vraiment très grand ton sapin maman ».
Je dû alors m’appliquer à finir les décorations, pendant qu’elle roupillait sous la couette. Et c’est en retenant notre souffle que Monsieur Sapin s’illumina de sa guirlande Norvégienne… Une guirlande dont on ne compte plus les années et qui chaque Noël on le dit va finir par nous lâcher…
Noël à Cormeilles, c’est aussi la traditionnelle visite du Père Noël au marché, chaque enfant pouvant se faire prendre en photo en compagnie du gros bonhomme rouge. Blanche comme à son habitude se méfia du personnage. N’étant pas le genre de mère à repartir bredouille, mon insistance eu brièvement raison de sa méfiance… Juste les secondes qu’il me fallu pour obtenir la photo souvenir.
Nous étions à quelques jours de la date officielle, lorsque nous apprîmes que le Père Noël avait accepté -à titre exceptionnel- de modifier son emploi du temps, il allait passer en avant-première chez Palou et Manou… Ce soir là, Blanche ouvrit ses premiers paquets, très intimidée, ses yeux brillaient à chaque ruban qu’elle retirait…
Quant au 25 décembre la fête se déroula à la maison respectant joyeusement la tradition familiale : aspic, dinde, sapin couvert de cadeaux… Blanche ouvrit ses paquets et parfois elle avait l’heureuse surprise de s’apercevoir que le fameux père Noël avait exaucé ses voeux. La journée se termina en chansons autour de la guitare de papi Daniel, Blanche profita de « la chanson douce… » pour s’endormir dans mes bras…
Il y avait longtemps que je n’avais pas cru au père Noël, merci ma belle…


Samedi 31 octobre tatalie a organisé la grande fête de la trouille…
Le matin, nous avons emmené Blanche dans un de ces fameux magasin de farces et attrapes, histoire de trouver quelques accessoires de sorcière.
Comme je ne suis pas une habituée de ce genre de boutique, j’ai croisé quelques surprises dont je me garderai bien de faire ici la description… Dans cet univers où il y en a pour tous les goûts j’avoue avoir eu ma petite vision d’horreur…
Parenthèse mise à part, Blanche a profité de cette courte sortie pour se dégoter quelques araignées, souris et serpent en plastique… Elle est repartie avec 2 ballons gonflés à l’hélium et pour la fête, c’est de suite assez magique. Jérôme en a pris un troisième, histoire de lui faire la demo du papa qui se transforme en personnage de dessin-animé : un gros succès…
Après sa sieste je l’ai déguisée, le chapeau de sorcière qu’elle a porté pour la première fois à 10 mois lui allait toujours. Mais cette année, la socière avait ses exigences. Elle devait avant tout être une fille car dans le monde de Blanche se sont les princesses dont il faut revêtir le costume… Heureusement, j’avais prévu des collants noirs mouchetés d’argent et une petite jupe noire à paillette : voilà ma petite mère devenue sorcière… Nous avons échangé quelques mots souriants autour de son déguisement :
- J’ai peur maman
- Qu’est ce qui te fais peur ?
- Moi avec la sorcière…
- ;)
Sa copine Jade est arrivée avec des cornes rouges de diable… Elles ont toutes les deux rejoints l’équipée invitée par les grands cousins. Après je ne sais pas trop ce qui c’est passé… Trop occupée à vampiriser les gâteaux des enfants autour d’un thé, de copines et de bonbons…
Atlas en citrouille, s’est joint à la fête qui s’est terminée entre petits dans la chambre de Mimi… Une jolie après-midi : merci tatalie…
Première séance photo à l’école autant dire que j’ai pris l’occasion au sérieux…
La veille chacun de ses habits avaient été soigneusement sélectionné, chaussette et élastique à cheveux bien assortis…
Le jour de la photo Blanche s’est prêtée au jeu, je lui ai enfilé sa panoplie puis elle est partie toute jolie sur le chemin de l’école avec pour mission : se laisser prendre en photo…
Une semaine après, je me suis rendue à la réunion organisée par la maîtresse pour présenter la première année de maternelle. Devant les petites chaises se trouvaient cahier et pochette photo de chacun des enfants…. J’ai alors eu, le privilège de découvrir son premier cliché d’école.
Quelle surprise, le visage de Blanche était figé, pas l’ombre d’une petite dent qui dépasse en guise de sourire. Bref à la question Blanche aimes-tu l’école ? Le cliché se pose là…
Jérôme et moi adorons cette photo, chaque fois que nous la croisons elle nous décroche un sourire… Je ne peux m’empêcher de penser au cour instant de solitude qu’a du avoir le photographe devant le regard de ma fille… ce qui ne gâche rien….


15 jours avant la rentrée….
Comme de bons parents, nous avions décidé de préparer Blanche à sa première rentrée. Que l’occasion se présente ou pas c’était devenu un tic : nous lui parlions de l’école, même aux toilettes : « ..et à l’école aussi il y aura des toilettes, et du papier, et puis tu t’essuieras toute seule comme une grande… ». Il m’arrivait même de finir par m’auto-saoûler, de ces paroles censées la rassurer. A tel point que deux trois fois la question se posa d’elle même : laquelle de nous deux fallait-il préparer ???
Je m’appliqua les quelques jours qui précédèrent la rentrée à faire le trajet de l’école, histoire d’estimer le temps que nous allions mettre pour être à l’heure, pour voir l’établissement, regarder la cour. Jusqu’au jour où la liste fut affichée sur la porte… Un grand moment que celui de guetter sur une feuille le nom de ma fille, puis de voir si d’autres m’étaient familiers. Bilan : elle se retrouve avec la directrice, aucun des enfants avec qui elle a partagé 3 années de crèche mais, heureusement, le fils d’une de mes amies est lui aussi dans cette classe….
Bref nous étions enfin tous les 3 prêts et n’attendions plus que…
le jour J
Le réveil sonna à 7h00, une vraie nouveauté dans ma vie, qui allait plus tard s’accompagner de quelques difficultés….
Blanche se mit à pleurer dès son réveil exprimant son inquiétude à l’idée de découvrir ce nouvel univers.
Jérôme ne put s’offrir, faute de temps, son rituel matinal : manger 2, 3, 8 assiettes de céréales…
J’avais bien sûr pris soin de choisir la tenue qu’elle porterait. Eh oui car, en dehors du fait d’honorer ce grand jour, il s’agit surtout de faire bonne impression à la MAITRESSE…
Nous sommes arrivés devant l’école un peu en retard et, après découverte de sa classe, nous l’avons assise sur une petite chaise devant de la pâte à sel puis nous nous sommes éclipsés sur un bref au revoir, histoire d’échapper à un éventuel chagrin… Mission accomplie.
Tralalère, elle n’a pas pleuré… notre fille est super intelligente, elle préfère craquer à la maison plutôt qu’à l’école…. Après cette bouffée de fierté, je me rappelle avoir senti que nous venions de franchir un cap. Nous avons beau le répéter niaisement, le temps passe vite, notre bébé a grandi, grandi, grandi…
Vinrent alors…
les jours d’après
Blanche, une fois arrivée dans sa classe, se mettait à pleurer, nous suivait lorsque l’on essayait de s’éclipser et personne ne se chargeait de l’accueillir…
Nous avons alors décidé qu’elle se rendrait à l’école avec son papa et que j’irai la chercher…espérant ainsi échapper au chagrin du matin. Aidée un peu tardivement par la maîtresse la scène de la séparation devint plus supportable…
Cependant il restait un point noir dans cette joyeuse aventure…
la cantine
Pour démarrer, Blanche devait manger 2 jours à la cantine par semaine. Travaillant à la maison et ne croulant pas sous les projets au moment de la rentrée, il me semblait que c’était confortable de proposer une mise en route tranquille…
la cantine devint la hantise de Blanche. Elle pleurait à chaque fois que c’était l’heure de déjeuner, chaque matin elle me posait la question : je mange à la cantine, maman ? Très vite je me suis retrouvée dans une de ces fameuses spirales que seule la culpabilité sait dessiner… Et rien que l’idée de l’inscrire une journée de plus par semaine finissait par m’ulcérer… Quant au fait d’aller la chercher à 11h20… ce n’était pas plus simple! C’est vrai c’est pas une heure 11H2O c’est beaucoup trop tôt qu’est-ce qu’on mange à 11h2O ????
Heureusement…
les vacances de la Toussaint
Blanche a pu profiter des vacances pour grandir, peut-être grâce au rythme d’adulte qu’elle a gentiment suivi pendant ces quelques jours ;)
Depuis qu’elle a repris l’école tout va bien…
Youpi, elle va aller plus souvent à la cantine hi, hi, hi….